Salons

















PORTE DE VERSAILLES
22-25 SEPTEMBRE 2008















Le 18 janvier, Swarovski a ouvert son premier magasin
Crystallized Cosmos and Lounge, à Londres. Dans ce
concept, le joaillier permet aux clients de créer leurs
bijoux.

Crystallized Cosmos and Lounge est à l’image de son nom
: un nouveau concept de joaillerie fantaisie, original
et mystérieux, signé Swarovski. Prenant le contre-pied
de beaucoup de bijouteries, ce magasin sur deux
niveaux, qui a ouvert le 18 janvier dans le quartier de
Regent Street, au centre de Londres, se présente portes
grandes ouvertes à ses clients… Pour mieux les plonger
ensuite dans une profonde stupéfaction.

À l’étage Cosmos – le premier niveau –, les murs
latéraux sont ornés de 950 petits tiroirs, façon
herboristerie présentant chacun une pierre précieuse
authentique. En enfilade, des fermoirs et des outils de
bijoutiers complètent la panoplie du parfait joaillier
en herbe. Mais un joaillier moderne à qui l’on offre
une série d’ordinateurs sur lesquels il pourra
concevoir son propre bijou.

Car le magasin Swarovski Crystallized Cosmos and Lounge
est avant tout conçu comme un atelier de confection
haut de gamme, où les clients peuvent utiliser outils,
pierres précieuses et logiciels. Grâce au Design Studio
et au Personal Stylist, deux programmes sur ordinateur,
ils peuvent définir son style, assortir les cristaux à
la couleur de leurs yeux et commander des bijoux sur
mesure.

Ambiance monochrome

La boutique propose également quatre collections, qui
seront présentées au cours de l’année, et plusieurs
kits de différents niveaux de difficulté sur quelques
thématiques : moderne, romantique, nature, classique et
glamour.

« Nous avons voulu réveiller les aspirations
esthétiques du client, explique un porte-parole de
l’entreprise. Il fallait susciter l’envie de créer et
d’individualiser son apparence. » Pour ne pas effrayer
les timides, des assistants très pointus habillés en
Hugo Boss accompagnent le visiteur dès son entrée pour
lui expliquer en détail le nouvel univers.

« Dans cette démarche, l’objectif est avant tout de
convaincre une personne que la barrière à la création
n’est pas infranchissable », poursuit le porte-parole.
Le décor, dans ses moindres détails, vise à donner au
client tout le confort nécessaire à la création.

Mais aussi l’inspiration : la boutique met en évidence
le travail de certains bijoutiers à qui l’on a demandé
d’exécuter des bijoux sur les thèmes imposés par le
magasin Crystallized. Le tout dans une ambiance presque
monochrome.

« Nous avons opté pour une dominante de blanc, dans la
mesure où cette couleur permet le mieux d’exalter les
aires de ce concept store déjà chargé au niveau
chromatique », commente de son côté Frances Williams,
directrice du bureau de design Virgile & Stone en
charge du projet.

Un « lounge » pour se relaxer

L’atmosphère est radicalement différente à l’étage
supérieur, où l’on accède par un escalier décoréde
larges miroirs à l’espace Lounge. Là, une exposition
temporaire, renouvelée tous les trois mois, complète
l’atelier de confection du premier niveau: sur une
table rectangulaire sertie de petites pierres, quelques
dizaines de paires de chaussures vintage signées par de
grands designers sont ainsi exposées aux regards de
tous, au moment de la visite.

Plus loin, le joaillier a conçu un espace de relaxation
autour du café qui propose des plats et des boissons
pour toutes les heures de la journée. C’est aussi à cet
étage que prendront place les ateliers organisés par
Swarovski sur des thèmes précis : chaque session ne
comptera pas plus de 12 personnes, à qui des
professionnels enseigneront les techniques de création.

La démarche “faites-le-vous-même” empruntée par
Swarovski s’inscrit dans une tendance plus globale de
la distribution. »
Il est dans la tendance aussi de pouvoir trouver autre
chose dans la surface de vente que le produit de la
marque, dans le même esprit c'est le choix fait par
NESPRESSO dans son navire amiral sur les Champs Elysées
avec des demonstrations de recettes de café.Le

Le joaillier souhaite attirer une clientèle différente
de son coeur de cible traditionnel, et notamment
séduire les 20-45 ans, en particulier les plus accros à
la mode. Des magasins sont prévus cette année à
Shanghai et à New York. Paris est aussi sur la liste, à
condition de trouver un emplacement…




Les chiffres
Suface de vente 300 m²
Nombre de salariés : 8
Gamme de prix de 23 à 166€ pour un kit, un peu plus
en cas d’intervention du Design Studio
Les plus
L’univers esthétique très agréable
L’accueil chaleureux
Le service adapté aux besoins du client

Les moins
La musique conceptuelle
L’absence de repères dès l’entrée du magasin
La lumière parfois très crue

Pour en savoir plus:www.swarovski.com
breve-3114.jpg.gif Après avoir testé sa marque pendant trois ans au Canada, aux Etats-Unis et en Allemagne, le groupe français Mephisto vient d’inaugurer sa première boutique Allrounder à Brest. Tenu par un multifranchisé Mephisto (6 boutiques), ce concept store de 27 m² devrait permettre au groupe de tester dans l’Hexagone la pertinence de sa politique de diversification, lancée il y a maintenant plus de 2 ans.
Créée en 1965 par Martin Michaeli, l’entreprise familiale située en Lorraine est depuis cette date spécialisée dans la fabrication de chaussure technique de confort. En 1984, elle procède à la première ouverture de son Mephisto Concept Store en Allemagne. Elle en possède aujourd’hui 700 dans le monde (à plus de 90 % en commerce indépendant organisé). Touchée comme la plupart des fabricants par la crise, elle décide en 2004 de travailler autour d’une marque spécifiquement dédiée à la marche : Allrounder. C’est cette marque qui vient de débuter la constitution de son propre réseau.
Rappelons que Mephisto fait fabriquer 20 000 paires de chaussures en France et au Portugal et emploie directement 2 800 personnes dont 700 dans son usine de Sarrebourg (57). Le groupe est à la tête de 4 filiales et gère 18 000 points de vente dans le monde. En 2006, son chiffre d’affaires était de 210 millions d’euros.


Pour en savoir plus sur l'enseigne Mephisto:  www.mephisto.fr
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L’enseigne MPreis, concentrée dans le Tyrol en Autriche, se distingue par le design et l’architecture parfois spectaculaire de ses supermarchés, conçue pour se fondre dans l’environnement.


Le «petit dernier» du groupe familial MPreis, inauguré en septembre dans le village d’Oberhofen, est typique de l’esprit maison. Ce cube de verre est entouré de dizaines de poutres en sapin brut. Les patrons de la chaîne régionale plutôt haut de gamme ont fait le pari incroyable, il y a une vingtaine d’années, de construire des supermarchés différents les uns des autres et qui s’intègrent à leur environnement.

À la fin des années 80, les cousins HansJorg et Anton Mölk, qui dirigent toujours l’enseigne, se lient d’amitié avec Heinz Planatscher, designer de talent d’Innsbruck, qui les convainc d’utiliser ses services pour dessiner un magasin. Les descendants de Therese Mölk, qui a créé MPreis dans les années 20, se prennent au jeu. Une trentaine d’architectes, presque tous issus du Tyrol autrichien, ont collaboré avec le groupe qui ne propose pas des prix plus élevés que ses rivaux.

«Nous préférons travailler avec des designers locaux, car nous souhaitons qu’ils aient une bonne connaissance de nos paysages, nous voulons être constamment en contact avec eux lorsqu’ils interviennent sur un magasin», souligne Ingrid Heinz, porte-parole de l’enseigne.

Dominique Perrault est ainsi le seul créateur étranger à avoir collaboré avec le distributeur. L’architecte de la Bibliothèque François-Mitterrand à Paris a, en effet, dessiné trois MPreis– deux à Wattens et un à Zirl. «Nous avons aimé la manière dont il essaie de faire entrer la nature dans le magasin même.»

Les matières nobles (verre, bois, pierre, brute…) sont utilisées dans les boutiques qui font corps avec les lieux les abritant. Pour ne pas dénaturer la beauté des bâtiments, le distributeur a même eu l’idée de placer son logo (un gros cube rouge sur lequel est inscrit MPreis en lettres grises et blanche) au coin de ses devantures ou sur un poteau un peu en retrait.



«Ils couvrent de honte les magasins britanniques »

Toujours aux mains de la famille Mölk, le distributeur ne doit pas satisfaire des actionnaires en ouvrant des supermarchés aux allures de hangar, comme ses rivaux. Mais ses dirigeants jurent, la main sur le coeur, que le surcoût de cette politique n’est pas énorme. «Nous donnons aux architectes un cahier des charges précis, qui comprend un prix par mètre carré de surface commerciale à ne pas dépasser», souligne madame Heinz.

Si le groupe ne publie pas de chiffres, ses ventes ont atteint 461 millions d’euros en 2006, et augmentent de 30 millions par an en moyenne depuis 2004. L’enseigne séduit 130000 clients par jour, un chiffre considérable au regard des 700 000 habitants du Tyrol.

Le prestigieux magazine de design anglais «Wallpaper» a ainsi écrit que MPreis a «conquis un nouveau sommet dans le domaine de l’excellence architecturale». «The Guardian» estime, lui, que ces supermarchés «couvrent de honte les magasins britanniques». Sans aller jusque-là, même si la tentation est forte, ces grandes surfaces sont clairement des lieux de vie où il fait bon flâner ou croquer un morceau entre amis.

À l’entrée de chaque point de vente, un café, joliment baptisé Baguette, accueille les clients.
. Nous avons voulu que nos cafés, implantés en zone rurale, soient des endroits où les gens viennent discuter.» Résultat, les Baguette ne désemplissent pas. Les retraités y lisent le journal devant une bière, les mères au foyer se racontent leur vie en buvant un café-crème.

Ces espaces accueillants au design original apportent une excellente visibilité à la marque, et la recette semble faire des émules. «Nos concurrents ont tendance à soigner leurs boutiques dans le Tyrol, note madame Heinz. Nous nous en réjouissons.» L’enseigne n’a toutefois pas l’intention «d’exporter» son savoir faire dans d’autres régions autrichiennes, où la concurrence est déjà vive. Elle a juste commencé à mettre un pied dans le Tyrol italien, à la culture semblable.




Les chiffres
> CA 2006 de l’enseigne 461 M €
> Nombre de magasins 146
> Effectifs 4000 salariés
> Surface moyenne 600m2
> Références 8000, dont 1200 proviennent du Tyrol

Les plus
Le café à l’entrée des supermarchés
La sensation d’espace dans le magasin
La qualité des matériaux utilisés

Les moins
L’absence demarque de distributeur
Les surfaces de vente limitées en raison de réglementations locales draconiennes

Pour en savoir plus sur cette enseigne:www.mpreis.at/

www.retailbase.overblog.com


274.000 m² de surface de vente

Après l’échec des centres de magasins d’usine dits de première génération, l’arrivée de Marques Avenue Troyes en 1993 amorça la relance du concept « centres de marques » au niveau national. Depuis, il n’a cessé de se développer

Situation des centres de magasins d’usine en France (novembre 2007)

Evolution du concept en France depuis 1993

Trois grands pôles de centres de marques existent en France :

  • l’agglomération troyenne avec son plancher commercial de près de 84.000 m²
  • la région Île-de-France avec ses 75.000 m² de surface de vente
  • la région Nord-Pas-de-Calais et ses 48.000 m² de surface commerciale

Ces 3 pôles concentrent 80% du plancher commercial dédié à cette forme de distribution en France.
Ceux-ci, tous situés dans la moitié Nord de la France, soulignent une répartition géographique inégale des centres.
En effet, 94% de la surface de vente des centres de marques sont situés dans la moitié Nord de l’Hexagone.
Toutefois, compte tenu des projets de création autorisés à ce jour, un rééquilibrage partiel va s’opérer.
En effet, en 2008, la moitié Sud rattrapera quelque peu son retard et présentera 17% du plancher commercial français.
En outre, la région bordelaise accueillera deux nouveaux centres : le Quai des marques (10.430 m²) et le Parc du Cubzac (25.000 m²). Au regard des nombreux projets portés dans le Sud-Ouest (Saverdun, Nailloux, Saint Laurent de Neste,…), d’autres sont vraisemblablement appelés à les rejoindre.

Année 1993 1997 2002 2005 2007
Nombre de centres 7 12 17 19 19
Surface de vente (m²) 123000 152000 216000 251000 264000
Estimation CA TTC (Millions d’€) 320 426 635 766 800

Actuellement, on recense 4,35 m² de centres de marques pour 1.000 habitants. Bien que faible par rapport aux hypermarchés (131 m² pour 1.000 habitants) et autres supermarchés (159 m² pour 1.000 habitants), cette densité est vouée à augmenter puisque 82.000 m² supplémentaires vont voir le jour d’ici la fin 2008.
Le territoire français comptera alors 25 centres pour 346.000 m² de surface de vente, confortant ainsi sa troisième place au classement des pays européens derrière le Royaume-Uni et l’Italie.

En bref : les centres de magasins d’usine aujourd"hui (avril 2007)

Nombre de centres 20
Surface de vente 274.000 m²
Nombre de cellules commerciales 1 190
Projets autorisés 74.000 m²
Projets à l’étude ou en réflexion 249.000 m²
Chiffre d’affaires TTC 800 M€
Emploi global près de 5.200 employés - 1 emploi pour 51 m²
Fréquentation annuelle 8 millions de consommateurs

Plus d’infos...

 

Détails sur les centres de magasins d’usine en France...

Troyes (Aube), capitale des magasins d’usine

Forte de ses 84.000 m² de surface de vente et de ses 280 boutiques de destockage, Troyes fait figure de numéro 1 en Europe. Elle attire 5 millions de visiteurs par an, dont un quart originaires du département d’implantation, l’Aube. La clientèle vient de l’ensemble du territoire national, et principalement du quart Nord-Est de la France. Les consommateurs parcourent en moyenne 220 km pour venir faire leurs achats. Entre 1995 et 2003, le nombre d’emplois dédiés aux centres de distribution a doublé pour s’établir à plus de 1.300. Le chiffre d’affaires a augmenté de 83 % sur la même période, s’établissant à 240 millions d’euros. Les articles de sport, de casualwear, de prêt-à-porter et les chaussures représentent plus de 80 % du total, devant la lingerie et les sous-vêtements, les articles pour enfants, le linge de maison, les arts de la table et la décoration.

Plus d’infos sur McArthurGlen Troyes, Marques Avenue Troyes et Marques City

Roubaix (Nord), fief du textile

Le pôle roubaisien s’appuie sur une forte tradition textile locale. Il est considéré comme le deuxième de France après Troyes. Il est né de la volonté de la municipalité et de la CCI de relancer une ville sinistrée économiquement et socialement. Une première implantation s’est effectuée en 1984 à la limite du centre-ville (A L’Usine) dans le cadre d’un projet d’urbanisme global. Une seconde ouverture a porté la surface totale de vente à 35.000 m², compensant ainsi la surface commerciale disparue en centre-ville. Ces deux centres accueillent 1,6 million de visiteurs par an, dont une part extrêmement importante issue du département du Nord. En dépit d’une localisation frontalière avantageuse, moins d’un visiteur sur cinq vient de l’extérieur du département. La zone de chalandise est restreinte, mais la surface de vente l’est aussi. Son fonctionnement est plus proche de celui d’un centre de proximité, mais il se trouve dans un bassin de population très dense avec 2,5 millions de consommateurs.

Plus d’infos McArthurGlen Roubaix et A l’usine

Talange (Moselle), sur un axe de transit transfrontalier

Le centre de Talange, près de Metz, a été créé ex-nihilo. Sa localisation frontalière lui permet a priori d’attirer une clientèle luxembourgeoise, belge ou néerlandaise. Pourtant, s’il rayonne fortement sur les chalands issus du département de la Moselle, il attire beaucoup moins la clientèle venant des départements limitrophes (256 000 visiteurs annuels) et de l’étranger (10 % du total).

Plus d’infos sur Marques Avenue Talange

Romans-sur-Isère (Drôme), la chaussure est reine

La décision d’implanter un centre de magasins d’usine a été prise pour pallier la crise de l’ancienne mono industrie de la chaussure. En quarante ans, l’agglomération a vu disparaître 4 000 emplois. L’idée était de rebondir en capitalisant sur cette spécialité. Le centre implanté à Romans dispose aujourd’hui de près de 11 500 m² de surface de vente à dix minutes à pied du centre-ville. Il regroupe des magasins d’usine spécialisés dans la chaussure.

Plus d’infos sur Marques Avenue Romans

Coquelles (Pas-de-Calais), au bord de la Manche

C’est essentiellement pour capter une clientèle britannique empruntant le Tunnel sous la Manche que ce site a été choisi. Malgré la proximité de Roubaix, le projet a été accepté en CDEC pour créer des emplois compensant la perte du duty-free et la baisse de fréquentation de la traversée trans-Manche.

Plus d’infos sur Marques Avenue Côte d’Opale

Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), destination touristique

Dans le prolongement du centre commercial « Val d’Europe » et adossé au parc d’attractions « Disneyland », le centre « La Vallée Village » offre une traduction du concept qui, aujourd’hui, fait référence, de par le positionnement haut de gamme de son offre, la rigueur témoignée dans sa gestion et la traduction architecturale du concept. Sa localisation lui permet de bénéficier d’un apport touristique important.

Plus d’infos sur La Vallée Village

Showroom et laboratoire de conception des produits, le complexe pour la chasse, la pêche et l’archerie, créé par Décathlon à Cestas, en Gironde, est aussi là, accessoirement, pour vendre.


À quelques mètres à l’extérieur du complexe Geologic Village, l’étang de 1,5 ha attend les clients… et les poissons. Les premiers pourront y essayer les cannes à pêche en vente dans ce nouveau point de vente consacré à la pêche, à la chasse et à l’archerie, que Décathlon a ouvert le 3 octobre à Cestas (Gironde), dès l’arrivée des seconds.

En effet, plusieurs centaines de perches, de carpes, de gardons et brochets seront introduites dans le plan d’eau à la fin du mois. Dans ce décor naturel, au coeur d’une forêt de pins de 18 hectares, les clients pêcheurs cohabiteront avec les chasseurs. De l’autre côté du parking, Décathlon a créé un ball-trap, pour s’entraîner au tir avec des balles en caoutchouc sur des plateaux en argile et sur une silhouette de sanglier sur rails. Le site comprend aussi son pas de tir à l’arc aux normes olympiques et trois boulodromes. Pour un peu, on se croirait dans un parc d’attractions !

08.jpg 03.jpg www.decathlon.fr
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L’enseigne de parfumerie sélective se dote de codes identitaires forts. Elle soigne ses meubles de présentations dans une ambiance à dominante blanche, égayée par la couleur prune.


Le nouveau concept de l’enseigne est encore en test dans un entrepôt de Rungis, au sud de Paris, en deux versions. L’une de 380m² à destination des centres commerciaux, la seconde sur 120m² pour les magasins de centre ville.


©Marionnaud

«C’est pour nous un véritable laboratoire de recherche. Nous y peaufinons un concept complètement abouti, point clé de notre chantier de reconstruction de l’enseigne, tout en sachant que nous aurons la possibilité de tester ses évolutions au fil du temps», explique Thibault Ponroy, directeur marketing stratégique du groupe AS Watson, propriétaire de l’enseigne. «L’autre avantage de ces deux points de vente “fictifs” sera de servir de centre de formation pour nos conseillères», ajoute Laurence Paganini, directeur général de Marionnaud France. Le nouveau concept devrait commencer son déploiement à la fin du premier semestre en banlieue parisienne. «Il le sera également en Asie»,ajoute Christian Salbaing, deputy chairman de Hutchison Whampea Europe et administrateur de Marionnaud.

Autour d’un bar à crème

Le premier concept mis en œuvre dans «la vraie vie » sera le plus grand en taille, la version la plus aboutie à ce jour. «Ses lignes directrices reposent d’une part sur l’attention portée au soin de la personne et d’autre part, de la place donnée aux conseillères», précise Philippe Kauffmann, concepteur du projet et président-fondateur de l’agence d’architecture Atelier K.

Cette volonté de mobilisation autour du soin de la personne a influencé le choix des matériaux censés rappeler la douceur de la peau. Corian et silicones ont ainsi été retenus pour la conception des meubles.Mais au delà du toucher, c’est toute l’ambiance du magasin qui est chargée de distiller cette idée de douceur. Du coup, l’ensemble est assez blanc, même si des touches de couleurs, prune et vert tilleul, viennent relever l’ensemble.

Dès l’entrée, le consommateur rencontrera une série de tables lumineuses qui serviront au fil des semaines à mettre en valeur l’offre nouvelle d’une marque, ou un ensemble de produits répondant à une thématique. «Les clientes sont habituées aux pages shopping ou tendance de la presse magazine,nous souhaitons qu’elles retrouvent ce même esprit à l’entrée du magasin. Cela pourra être “tous les produits qu’il vous faut pour protéger votre peau au ski”,ou bien “tout ce qu’il faut savoir sur les senteurs florales”», s’enthousiasme Philippe Kauffmann.

Derrière cet espace de nouveautés, se trouve la caisse centrale, aux formes douces–circulaires. Autre espace, nouveau pour Marionnaud, celui des services, situé derrière la caisse centrale. De mini-instituts, conçus comme des alcôves, seront des lieux d’ateliers soins : manucure, pose de bijoux de peau…L’enseigne s’en servira aussi de relais pour proposer des prestations plus longues dans ses cabines. Elle en compte 765 dans son parc en France.

Au milieu de cet espace davantage axé sur le service et le conseil, trônera un bar à crème. «L’idée est que les consommatrices puissent tester plusieurs crèmes d’une ou plusieurs marques, sans avoir besoin de courir d’un bout àl ’autre d’un linéaire avec, en plus, des conseillères à leur disposition pour répondre à toutes leurs interrogations», ajoute Philippe Kauffmann.

Des espaces de respiration

En bordure, sur les pourtours du magasin, les clientes trouveront des grandes tables sur lesquels seront présentés des produits par thèmes (les jeunes créateurs, les couturiers…). «Nous les avons imaginés pour être des lieux d’échanges entre les clientes et les conseillères», précise Philippe Kauffmann. Derrière ces tables, le long des murs – en périphérie – les produits classés par grands marchés (les produits pour hommes, les soins, les parfums…) seront proposés dans un esprit libre-service.

«Notre plus sur ces murs, ce sont des espaces de respiration, que ce soit un panneau d’affichage ou un meuble d’une autre couleur qui propose simplement la découverte de quelques produits», poursuit-il. Au-delà de l’aménagement physique du point de vente, l’enseigne travaille à l’élaboration de maquettes musicales. Cela évitera aux consommatrices d’entendre des programmes radios chez Marionnaud, passant parfois des pubs pour Sephora ! L’esprit de l’enseigne concurrente se retrouve d’ailleurs quelque peu par petites touches dans ce nouveau concept.

Patricia Thouanel-Lorant

Les chiffres
>>> 566 magasins en France
>>> 2 concepts en test
>>> 120 m² pour le centre ville
>>> 380 m² pour les centres commerciaux
>>> Fin du 1er semestre : début du déploiement du concept

Les plus
■ Un concept complet où chaque produit a désormais sa place
■ Une mise en valeur plus soignée de l’offre
■ Une atmosphère calme et zen

Les moins
■ Des tables de présentation qui seront difficiles à faire vivre au quotidien
■ Le manque d’intimité des mini-instituts

Pour en savoir plus:www.marionaud.com



Le marché de la déco à petit prix est en vogue, c’est pourquoi l’enseigne espagnole Zara a décidé de lancer Zara Home il y a quelques mois dans plusieurs pays en Europe. Le magasin pilote a ouvert à Boulogne-Billancourt.
On y trouve du linge de maison, des accessoires de décoration, tout ce qui concerne les arts de la table, etc…
 Pour en savoir plus:  www.zarahome.com

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