Samedi 27 octobre 2007
 

Grand Frais : la pépite du frais trad

Les propriétaires du parc Grand Frais cultivent la discrétion. Ils ont pourtant monté un réseau d’une cinquantaine de magasins, au format supermarché, spécialistes des produits frais traditionnels. Un concept pertinent, qui prend une autre envergure lorsqu'il partage son parking avec un hard-discount.

 
     
 
   

Il y a un an, Linéaires levait le voile sur les rouages du discret réseau Grand Frais. A la base : des entrepreneurs, souvent des grossistes spécialisés, qui se sont regroupés derrière Denis Dumont et sa société Prosol Gestion (distribution de fruits et légumes) pour faire vivre un concept audacieux. Dans un même magasin, sur environ 1 000 m2, des étals de fruits et légumes, des rayons trad/frais-emballé et un peu d'épicerie construisent une offre de qualité et bien tenue. Pour obtenir un tel résultat, chaque rayon est géré en direct par le grossiste concerné (les magasins ayant un statut de groupement d'entreprises) : on ne peut pas faire mieux en matière d’implication et de professionnalisme.
La formule est en outre suffisamment souple pour devenir une véritable arme de développement. Le cas échéant, un opérateur local peut en effet se substituer à l'un des grossistes d'origine. Il va sans dire que compter dans ses rangs le charcutier du coin ou une filière d'élevage de la région pour tenir la boucherie ouvre bien des portes en commission d'équipement commercial.

 

Deux enseignes pour un même concept

 

Soutenue par le fonds d'investissement 3i, Prosol Gestion rachète ainsi, année après année, une flopée de petits commerces (souvent des marchands de primeurs à la recherche d'un repreneur). Chaque fois qu'elle le peut, elle se sert ensuite de cette implantation locale pour négocier la création ici d'un Grand Frais, là-bas d'un Espace Fraîcheur, deux enseignes qui regroupent en fait une offre similaire de fruits et légumes, boucherie/charcuterie/traiteur, crémerie et marée, avec un peu d'épicerie.
Quand Prosol Gestion n'obtient pas l'autorisation demandée, elle n'a pas pour autant investi à fonds perdus. La société gère en effet, en parallèle, plusieurs enseignes de proximité : des détaillants en fruits et légumes (Provifruits, Cerise et Potiron) et des petits magasins qui proposent à la fois des primeurs et une boucherie-charcuterie (Rouge et Vert).

 

100 points de vente en 2008

 

Cela dit, Prosol Gestion doit rarement investir à mauvais escient. Le rythme de croissance du distributeur est en effet plutôt impressionnant : alors qu'il comptait, fin 2002, une trentaine de magasins Grand Frais ou assimilés, il ambitionnait d'atteindre les 100 points de vente en 2008. Aujourd’hui, le réseau affiche une cinquantaine de magasins, mais en intégrant les autorisations d’ouverture récentes, le potentiel flirte déjà avec les 70 unités ! Ces créations supplémentaires devraient sortir de terre dans les deux ans, confirmant au passage que le groupe s’étend bien au-delà de ses terres lyonnaises d'origine.
Il faut dire, indépendamment du modèle économique de Grand Frais, que le concept marchand lui-même est séduisant. Le rayon fruits et légumes (souvent la moitié de la surface) est particulièrement soigné. L'offre est large, les prix compétitifs et la mise en scène efficace : les produits fragiles bénéficient d'une brumisation et les ardoises, en grand format, ne sont pas avares de conseils de conservation ou de préparation. Quant aux autres rayons, ils peuvent parfois se réduire à une offre de frais-emballé, mais les stands trad avec personnel compétent sont la norme.

Produits frais de qualité + achats basiques

Pas encore confrontés à grande échelle à ce nouveau concurrent, les hypers et supermarchés classiques pourraient être tentés de ne voir dans Grand Frais qu'un concept de niche. Il est vrai que, consacré presque exclusivement aux produits frais, un magasin de ce type ne peut suffire à garnir le chariot hebdomadaire d'une famille. Une offre plus complète, néanmoins, existe déjà dans un magasin atypique du réseau, à l’enseigne « Les Halles Savoyardes », implanté à côté de Chambéry (Savoie). Sur 1 100 m2, le client trouve en effet, outre les produits frais, un joli concept de surgelés et même un petit rayon vins.
De plus, si un Grand Frais est implanté à côté d’un hard-discount, le chaland y trouve vite son compte : en garant une seule fois sa voiture, il peut à la fois s’offrir des produits frais de qualité et renouveler au meilleur prix ses achats basiques. Cette configuration existe déjà, par exemple, à Pierre-Bénite et à Décines-Charpieu, dans le Rhône (Grand Frais + Lidl) ou à Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire (Espace Fraîcheur + Leader Price).
Quand l'occasion se présente, les chargés d'expansion du groupe montent d’ailleurs des dossiers communs avec des enseignes complémentaires. A Narbonne (Aude), Grand Frais partage ses murs et son parking avec Picard : les deux magasins ont ouvert en même temps en octobre dernier et les clients sont ravis de trouver les deux offres au même endroit. A Yzeure, dans l'Allier, la commission nationale d'équipement commercial a retoqué en septembre une demande associant Grand Frais, Lidl et La Foir'Fouille. Soit 3 260 m2 de surface commerciale à portée d'un unique déplacement de voiture. L’association, sur le papier, de produits frais de qualité d’un côté, d’une épicerie, d’une droguerie et d’un bazar discount de l’autre. Voilà qui vaut bien un hyper, non ?

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Samedi 20 octobre 2007
Le premier supermarché Champion est inauguré par le groupe normand Promodès en 1969 à Bayeux. Champion se développe progressivement en Normandie, dans le Nord, en région parisienne, puis dans le Sud-Est. A la fin des années 1970, Champion compte 43 supermarchés. En 1994, Champion crée une déclinaison de son enseigne - Hyper Champion - pour les plus grands de ses magasins (dont la surface est comprise entre 2500 et 5000 m²). Ce format est donc hybride, à mi-parcours entre le supermarché et l’hypermarché. Champion entre dans le giron de Carrefour suite à la fusion avec Promodès en 1999. Carrefour fait le choix de conserver l’enseigne Champion au détriment de l’enseigne Stoc, héritée des Comptoirs Modernes, jugée moins évocatrice et moins dynamisante.

Champion se définit comme « un supermarché alimentaire discount, qualitatif et profitable recherchant par le professionnalisme, la satisfaction et la fidélisation du client ». Comme d’autres enseignes de supermarchés, Champion privilégie les produits frais et les implante en début de parcours de ses magasins. En termes d’assortiment, Champion propose plusieurs types de produits en dehors des marques nationales et des premiers prix, à savoir les produits à marque Champion (1 100 références), ainsi que les références Champion Bio, Reflets de France (320 produits du terroir fabriqués par les PME françaises), Destinations Saveurs (produits étrangers), ces deux dernières gammes étant également présentes au sein des hypermarchés Carrefour. La signature de Champion, "un client c'est sacré" (héritée de Stoc), détermine une politique commerciale axée sur le confort d’achat dont les points forts sont l’accueil convivial, les horaires adaptés aux modes de vie, l’exigence de qualité de service et de produit. La carte Iris, qui constitue le premier programme de fidélisation dans l'univers des supermarchés en France (détenue par 5,5 millions de foyers), constitue un pilier marketing fondamental de l’enseigne. L’enseigne a lancé en 2002 les bons d'achat "Ticket +" Champion, qui se cumulent désormais automatiquement sur la carte de fidélité Iris. Cette politique de fidélisation s’accompagne du magazine « Vivre Champion », tiré à 2,3 millions d'exemplaires. Enfin, l’image de Champion est étroitement associée à celle du Tour de France. Champion sponsorise le maillot du meilleur grimpeur.

Champion est la 2ème enseigne de supermarchés en France, après Intermarché. Avec 968 supermarchés et 44 hypermarchés répartis sur l'ensemble du territoire français, 1500 000 m² (soit une surface moyenne d'environ 1 500 m²) et 7 200 000 clients hebdomadaires, Champion réalise un chiffre d'affaires en France de 12 milliards d'euros TTC (intégrés et franchisés) pour 60 000 salariés, dont 30 000 salariés franchisés et partenaires. En France, 55 % des magasins Champion sont intégrés et 45 % en franchise (notamment avec les groupes régionaux Guyenne et Gascogne ou encore Provencia). Avec 1400 magasins à l'étranger, Champion a développé sa présence en Europe (Belgique, Espagne, Pologne, Grèce, Italie, Turquie), en Amérique du Sud (Argentine, Brésil) et tout dernièrement en Chine (avril 2004). Sur le plan international, le mot « Champion » est porteur de sens dans tous ces pays d’implantation, ce qui sert cette politique de développement international. En 2002, Champion s’est lancé dans le commerce électronique avec le cybermarché Championdirect.fr ; ce site, basé sur un système de picking en magasin de proximité (préparation des commandes en magasin, par opposition à la préparation en entrepôt), a fermé ses portes en décembre 2003, faute de rentabilité.

Avec plus de 1000 magasins dont 595 intégrés et plus de 400 franchisés, Champion est la 2è enseigne de supermarchés en France. Le chiffre d'affaires 2005 des magasins en propre s'élève à 13,2 milliards d'euros et réprésente 17,8 % des ventes de la totalité du groupe Carrefour. L'entreprise compte 60 000 collaborateurs dont 30 000 salariés des magasins intégrés.

Champion aujourd'hui est en pleine effervescence, depuis le mois de juin 7 hyper Champion sont passés sous l'enseigne Carrefour et dès le mois de novembre 6 supers Champion passeront sous l'enseigne Carrefour Market.
De nombreuses synergies sont possibles au niveau de la logistique, l'informatique, et des achats mais qu'en pensent les franchisés ? ce changement est élement contractuel majeur, mais il y aussi la position du consommateur à prendre en compte qui est peut être plus qu'on ne le pense à la recherche d'une diversité qu'une uniformité de marque dans le paysage de la distribution.
Affaire à suivre...





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Samedi 8 septembre 2007

La FNAC va multiplier les ouvertures de magasins  




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La Fnac accélère son expansion. La filiale de distribution de produits de loisirs et de haute technologie du groupe PPR compte ouvrir une dizaine de magasins au second semestre, tant à l'international et qu'en France. Un rythme jamais atteint jusqu'à présent. Au total en 2007, 14 nouveaux magasins devraient voir le jour.
"Nous continuerons pendant deux à trois ans à ouvrir sur ce rythme", a prédit Thierry Guibert, secrétaire général de la Fnac. Représentant 30% du chiffre d'affaires de l'enseigne, l'international devrait peser 50% "à terme", selon lui. La Fnac devrait notamment se renforcer en Espagne, avec un objectif de 3 ou 4 ouvertures par an, et en Italie. Le groupe envisage également d'accélérer les ouvertures en France, en particulier en périphérie des grandes villes, une chasse gardée de la grande distribution, y visant cinq nouveaux magasins par an pendant cinq ans. Autre axe de développement, la Fnac lancera à partir du 14 septembre, un service à domicile (formation, installation de matériel...) susceptible de lui rapporter 100 millions d'euros de chiffre d'affaires "d'ici trois ans", selon le PDG Denis Olivennes.
Source: www.lexpansion.com  le 6 septembre 2007
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Dimanche 26 août 2007
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L’enseigne de parfumerie sélective se dote de codes identitaires forts. Elle soigne ses meubles de présentations dans une ambiance à dominante blanche, égayée par la couleur prune.


Le nouveau concept de l’enseigne est encore en test dans un entrepôt de Rungis, au sud de Paris, en deux versions. L’une de 380m² à destination des centres commerciaux, la seconde sur 120m² pour les magasins de centre ville.


©Marionnaud

«C’est pour nous un véritable laboratoire de recherche. Nous y peaufinons un concept complètement abouti, point clé de notre chantier de reconstruction de l’enseigne, tout en sachant que nous aurons la possibilité de tester ses évolutions au fil du temps», explique Thibault Ponroy, directeur marketing stratégique du groupe AS Watson, propriétaire de l’enseigne. «L’autre avantage de ces deux points de vente “fictifs” sera de servir de centre de formation pour nos conseillères», ajoute Laurence Paganini, directeur général de Marionnaud France. Le nouveau concept devrait commencer son déploiement à la fin du premier semestre en banlieue parisienne. «Il le sera également en Asie»,ajoute Christian Salbaing, deputy chairman de Hutchison Whampea Europe et administrateur de Marionnaud.

Autour d’un bar à crème

Le premier concept mis en œuvre dans «la vraie vie » sera le plus grand en taille, la version la plus aboutie à ce jour. «Ses lignes directrices reposent d’une part sur l’attention portée au soin de la personne et d’autre part, de la place donnée aux conseillères», précise Philippe Kauffmann, concepteur du projet et président-fondateur de l’agence d’architecture Atelier K.

Cette volonté de mobilisation autour du soin de la personne a influencé le choix des matériaux censés rappeler la douceur de la peau. Corian et silicones ont ainsi été retenus pour la conception des meubles.Mais au delà du toucher, c’est toute l’ambiance du magasin qui est chargée de distiller cette idée de douceur. Du coup, l’ensemble est assez blanc, même si des touches de couleurs, prune et vert tilleul, viennent relever l’ensemble.

Dès l’entrée, le consommateur rencontrera une série de tables lumineuses qui serviront au fil des semaines à mettre en valeur l’offre nouvelle d’une marque, ou un ensemble de produits répondant à une thématique. «Les clientes sont habituées aux pages shopping ou tendance de la presse magazine,nous souhaitons qu’elles retrouvent ce même esprit à l’entrée du magasin. Cela pourra être “tous les produits qu’il vous faut pour protéger votre peau au ski”,ou bien “tout ce qu’il faut savoir sur les senteurs florales”», s’enthousiasme Philippe Kauffmann.

Derrière cet espace de nouveautés, se trouve la caisse centrale, aux formes douces–circulaires. Autre espace, nouveau pour Marionnaud, celui des services, situé derrière la caisse centrale. De mini-instituts, conçus comme des alcôves, seront des lieux d’ateliers soins : manucure, pose de bijoux de peau…L’enseigne s’en servira aussi de relais pour proposer des prestations plus longues dans ses cabines. Elle en compte 765 dans son parc en France.

Au milieu de cet espace davantage axé sur le service et le conseil, trônera un bar à crème. «L’idée est que les consommatrices puissent tester plusieurs crèmes d’une ou plusieurs marques, sans avoir besoin de courir d’un bout àl ’autre d’un linéaire avec, en plus, des conseillères à leur disposition pour répondre à toutes leurs interrogations», ajoute Philippe Kauffmann.

Des espaces de respiration

En bordure, sur les pourtours du magasin, les clientes trouveront des grandes tables sur lesquels seront présentés des produits par thèmes (les jeunes créateurs, les couturiers…). «Nous les avons imaginés pour être des lieux d’échanges entre les clientes et les conseillères», précise Philippe Kauffmann. Derrière ces tables, le long des murs – en périphérie – les produits classés par grands marchés (les produits pour hommes, les soins, les parfums…) seront proposés dans un esprit libre-service.

«Notre plus sur ces murs, ce sont des espaces de respiration, que ce soit un panneau d’affichage ou un meuble d’une autre couleur qui propose simplement la découverte de quelques produits», poursuit-il. Au-delà de l’aménagement physique du point de vente, l’enseigne travaille à l’élaboration de maquettes musicales. Cela évitera aux consommatrices d’entendre des programmes radios chez Marionnaud, passant parfois des pubs pour Sephora ! L’esprit de l’enseigne concurrente se retrouve d’ailleurs quelque peu par petites touches dans ce nouveau concept.

Patricia Thouanel-Lorant

Les chiffres
>>> 566 magasins en France
>>> 2 concepts en test
>>> 120 m² pour le centre ville
>>> 380 m² pour les centres commerciaux
>>> Fin du 1er semestre : début du déploiement du concept

Les plus
■ Un concept complet où chaque produit a désormais sa place
■ Une mise en valeur plus soignée de l’offre
■ Une atmosphère calme et zen

Les moins
■ Des tables de présentation qui seront difficiles à faire vivre au quotidien
■ Le manque d’intimité des mini-instituts

Pour en savoir plus:www.marionaud.com



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Dimanche 19 août 2007
Le marché de la déco à petit prix est en vogue, c’est pourquoi l’enseigne espagnole Zara a décidé de lancer Zara Home il y a quelques mois dans plusieurs pays en Europe. Le magasin pilote a ouvert à Boulogne-Billancourt.
On y trouve du linge de maison, des accessoires de décoration, tout ce qui concerne les arts de la table, etc…
 Pour en savoir plus:  www.zarahome.com
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