Les Galeries Lafayette, nouveau phare lillois
Devenir un lieu incontournable pour la mode. C’est l’objectif du nouveau grand magasin de Lille qui vise une clientèle du Nord, cosmopolite et internationale.
Vingt-et-un mois de chantier pour 16 millions d’euros d’investissements, et 50 millions d’euros de travaux pour obtenir au final «un véritable théâtre de lamode!», s’exclame la maire de Lille, Martine Aubry, venue inaugurer le magasin le 27 septembre. Car l’idée des Galeries Lafayette de Lille, premier point de vente de l’enseigne créé ex nihilo depuis trente-quatre ans, est bien d’avoir «une expression de mode» et pas seulement des marques. «Ce magasin mélange ainsi les produits de luxe et articles accessibles avec pour fil conducteur la mode», indique Paul Delaoutre, directeur général des Galeries Lafayette. Côté offre, plus de 450 marques sont représentées, dont une cinquantaine exclusives. Implanté dans la rue la plus fréquentée de Lille – 500 000 personnes par semaine –, le magasin se décline sur trois niveaux avec deux entrées, dont un accès direct par le centre commercial.
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Étonner le client
Le rez-de-chaussée donne le ton : lustre en cristal Swarovski, sol en marbre blanc, graphisme aux effets poudré irisé, propres à l’univers de la cosmétique. Côté marques, l’espace propose un savant mélange d’univers luxueux et de produits moyen de gamme. Il s’ouvre sur la beauté avec, dans l’artère centrale, des boutiques de marques, qui sont ouvertes, présentées dans leur propre concept merchandising, avec chacune leur espace maquillage. Et se prolonge sur la lingerie, matérialisée par de grandes arches présentant 48 marques. Au premier étage, la mode féminine rassemble une soixantaine de marques sur 2 400 m², autour de quatre grandes thématiques: sportswear, modes créative, junior et séductrice.
Avec une place de choix réservée aux créateurs locaux, face à l’escalier roulant – actuellement Daniella Sevarolli. Les accessoires sont bien représentés avec 130 marques, dont les plus luxueuses comme les joailliers Bulgari, Chaumet et Fred. Au deuxième étage, l’espace homme est segmenté en quartiers, avec la «jeannerie», repérable à ses néons orange, alors que l’univers des petits (sur 1200 m²) évoque un jardin d’enfants, avec cabane et arbres en bois animés par des personnages rouges. «L’objectif est d’étonner le client en permanence », indique Christine Louyot, chef du projet. Au premier étage, des mannequins sortent du mur à la manière de passe-muraille. Au rayon homme, un «mural» de cachemire détonne au milie d’un univers organisé.
Au rayon enfant, un écran tactile interactif au sol, à proximité des caisses, permet aux plus petits d’attendre leurs parents. Sans oublier des références à la ville, comme un mur historique du XVIIIe siècle, ou des grilles rouges qui délimitent l’espace enfant, clin d’oeil à un jardin public.
Du personnel trilingue
«Le magasin, qui joue les contrastes, se veut l’expression d’une modernité chaleureuse», indique Paul Delaoutre. Le bâtiment contemporain et luxueux s’ouvre ainsi sur les toits du Lille historique, grâce à une grande baie vitrée au dernier étage. En haut des escaliers mécaniques, la verrière dispense une lumière invitant à monter dans les étages. «Nous avons beaucoup travaillé la circulation et la compréhension du magasin, avec des plafonds dont la couleur varie suivant les univers et des repérages au sol», explique Christine Louyot. Tout a été pensé pour le bien-être des visiteurs: des caisses rouges facilement repérables, de vastes cabines d’essayage, six aires de repos. Côté services, des espaces voyages, mariage, finances sont à la disposition des clients, de même qu’un concierge à l’entrée, du personnel d’accueil trilingue et des conseillers en mode. «Il y aura un événement tous les quinze jours en fonction de la segmentation de clientèle», promet Paul Delaoutre, qui vise un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros d’ici à cinq ans.
Les chiffres
> 10 400 m² d’espace de vente
> 367 collaborateurs dont 240 vendeurs
> 3 niveaux dont 5 600 m² de mode et beauté féminines
> 480 marques dont une cinquantaine de marques exclusives
Les plus
> La verrière, au-dessus de l’escalier mécanique, apportant beaucoup de luminosité
> Des caisses rouges très visibles, avec un graphisme inspiré de la coupole haussmannienne
> Les six aires de repos
> Le parking de 600 places avec son accès direct au magasin
Les moins
> Une partie du parking encore inutilisable
> La proximité du Printemps
www.retailbase.overblog.com
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